Le corps autonome et fonctionnel

l’article a été publié en anglais sur resilience.org

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Le corps autonome et fonctionnel, et quelques considérations qui en découlent concernant l’outil en général.

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Lorsqu’on regarde les critiques faites au monde moderne depuis les années 1970, ainsi que les solutions proposées pour répondre aux crises globales en cours et à venir, on tombe immanquablement sur la question de l’autonomie. Autonomie énergétique et alimentaire, mais aussi médicale, financière, etc… L’éventuelle résilience des sociétés face aux grandes transformations qui s’annoncent ne serait possible qu’à travers des systèmes moins dépendants d’une organisation globalisée, moins dépendants de super-outils ultra-complexes, moins dépendants de la super-énergie fossile, ou moins dépendants de multinationales et corporations protégeant jalousement leurs connaissances. Pour vivre bien demain, il s’agirait de se réapproprier des compétences et des savoirs essentiels : se nourrir, se guérir, construire son habitat, etc, tout ça à des échelles plus locales.

La perte d’autonomie des sociétés et des individus, devenus dépendants d’un système destructeur, tant pour la planète que pour le groupe ou l’individu lui-même. Certes.

Mais on peut proposer une lecture similaire des choses à un niveau autrement plus élémentaire : l’homme moderne dans sa majorité a perdu son autonomie physique, jusque dans sa locomotion et dans son repos.  Tout comme l’économie mondiale est accro au pétrole, l’homme moderne est drogué à la chaussure et au fauteuil (d’ailleurs tous deux désormais issus du pétrole, le piège est Total), puisqu’il n’est plus capable de vivre sans. Tentez l’expérience vous-même pendant 24 heures, et vous comprendrez mieux. Cette addiction a pour effet, d’une part, la production et la consommation infinie de produits hautement transformés et mondialisés (le notable exemple de la paire de reunning), ainsi que, d’autre part, l’apparition de dysfonctionnements physiques et autres complications médicales pour l’individu.

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[1] La locomotion autonome

« La pire chose qui soit arrivée au pied est la chaussure, ou peut-être la deuxième, après le goudron. Ces deux produits de la civilisation urbaine ont finalement vaincu le pied humain, lui qui, dans son état primitif, avait traversé les continents, joué des jeux sauvages et dansé sans relâche des jours durant » – George Sheehan, coureur, 1918 – 1993

En retirant mes souliers il y a de ça bientôt quatre ans, j’ai dû faire face à un saisissant constat : j’étais physiquement dépendant de ce simple accessoire pour me déplacer. Courir plus de 5 minutes sur du goudron, même lisse, était douloureux. Marcher, progresser, sur des chemins pierreux, donc naturels, était simplement inimaginable. Mieux, après quelques mois de découverte, je prenais conscience que mon comportement, mon mouvement, mon attitude, ma technique de marche et de course, avaient été pendant toutes ces années particulièrement violents et destructeurs pour moi-même, d’où des blessures à répétitions, desquelles découlaient une fatigue psychologique. Sans protection aux pieds, sentir simultanément mon corps et mon environnement m’oblige à rechercher une relation respectueuse des deux. En quatre ans de découverte, j’ai développé une certaine fluidité et précision dans mon mouvement, une plus grande sagesse et précaution dans mon comportement, (et, accessoirement, des meilleurs chronos sur semi-marathon), et ai pu jouir de tous les bénéfices qui vont avec, notamment en termes de bien-être et de santé.

Maurice nous enseignant la technique de course naturelle, instinctive, saine et efficiente :
posture détendue, grand sourire, tronc vertical,
et genou plié avant le contact du pied avec le sol

Mais je comprends que mon sevrage n’est pas terminé : mes pieds ne sont toujours pas pleinement fonctionnels, je n’ai pas encore la capacité d’épouser toutes les aspérités du sol ou d’enchaîner plusieurs journées de randonnées. Pour ça, je compte qu’il me faudra encore une dizaine d’années. L’adulte en transition est particulièrement lent dans son cheminement vers l’autonomie, et rien ne peut accélérer le processus.

ma course après prise de conscience et correction

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[2] Le repos autonome

« Nous ne savons plus nous accroupir. Je considère que c’est une absurdité et une inféri­orité de nos races, civilisations, sociétés. (…) La position accroupie est, à mon avis, une position intéressante que l’on peut conserver à un enfant. La plus grosse erreur est de la lui enlever. Toute l’humanité, excepté nos sociétés, l’a conservée. » Marcel Mauss, anthropologue – 1934

Rapidement, j’ai été amené à faire quant à mon assise le même constat que pour ma locomotion : en l’absence de chaise, pas de confort possible. L’assise en tailleur m’était douloureuse en moins de cinq minutes, et l’accroupi simplement impossible à mettre en place. J’étais donc dépendant d’un produit manufacturé pour le simple fait de me reposer. Vertigineuse prise de conscience. L’accroupi est pourtant la station de repos la plus naturelle qui soit, celle qui nous est offerte par Mère Nature. Tous les jeunes enfants la pratiquent instinctivement, et on la retrouve chez les adultes aux quatre coins de la planète, là où la chaise ne s’est pas encore imposée culturellement. Les bénéfices de cette posture sont nombreux. Dit autrement, la perte de cette faculté naturelle peut entraîner de nombreuses complications : difficultés à accoucher, hémorroïdes, cancer du colon, constipation,  douleurs lombaires, la liste est longue. Le tailleur, et tous ses dérivés (lotus, semi-lotus, posture du sage, etc), même s’ils sont peut-être moins instinctifs et déjà plus le fruit de codes culturels, permettent également une assise autonome, confortable et saine pendant plusieurs heures.

Depuis trois ans déjà, je me soumets à une discipline quotidienne pour développer la flexibilité nécessaire à ces deux postures. Les progrès sont là, j’arrive déjà à tenir un lotus pendant quelques secondes, mais il devrait me falloir encore une petite décennie avant d’arriver à une vraie sensation de repos dans chacune de ces positions. Tout comme pour la marche, la transition vers un repos autonome, libéré de toute béquille, est lente et fastidieuse.

Mon accroupi après deux ans et demi de travail.
Notez mes fesses encore bien loin de mes chevilles.squat-moi.

mon objectif à disons long / très long terme :liam_smallsquat2

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[3] L’école

Difficile alors de ne pas voir dans l’école une machine à transformer l’enfant en futur consommateur, car devenu dépendant de la chaise (le banc d’école) et de la chaussure (code vestimentaire obligatoire). Mais aussi du chauffage et de la doudoune, de la médecine moderne, et virtuellement, de la viande et du produit laitier industriels (on m’a fait croire que c’était vital). Cette lecture des choses peut faire sourire, mais Microsoft a bien compris le principe et tente aujourd’hui de s’imposer dans les collèges français pour créer des générations de futurs adultes dépendants des systèmes informatiques et donc nécessairement consommateurs des produits proposés par la firme.

On pourrait imaginer au contraire un système éducatif accompagnant les enfants à devenir des individus autonomes et maîtres de leurs corps et de leurs têtes, tous deux pleinement fonctionnels.

« C’est un grand mystère, notre comportement avec les enfants. Ils viennent au monde équipés de tout ce dont ils ont besoin pour construire une vie heureuse et complète, et nous ignorons cet équipement et essayons de le substituer par un autre, de notre propre fabrication. Nous avons construit de faux standards et le résultat se moque de nous. Soyons donc en contact avec le sol nu, avec nos pieds nus et sentons la vie depuis la base. » Angelo Patri, directeur d’école – New York, 1932

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[4] L’outil et le problème

Le problème n’est pas tant l’outil que son usage immodéré.

Une (bonne) chaussure n’affaiblit pas le pied ni n’altère le comportement de l’individu. C’est uniquement l’absence prolongée d’expérience déchaussée qui provoque ces dommages et ces pertes. De même, la chaise n’est pas directement responsable de notre incapacité à se reposer sans béquille. C’est l’absence prolongée d’accroupi qui fait perdre à l’individu sa possibilité à jouir de cette saine station de repos. Une fois qu’on a compris ce mécanisme, on peut ensuite appliquer la même grille de lecture à tous nos outils plus ou moins modernes, de la partition pour la musique (permettant l’écriture et la transmission d’œuvres complexes, mais n’invitant pas à développer ni l’oreille, ni l’improvisation, ni le par cœur, ni la transmission orale, ni la cohésion de groupe, etc) jusqu’au gps pour la navigation en banlieue parisienne (permettant, parfois, un trajet plus simple et plus rapide, mais n’invitant pas à développer ni le sens de l’orientation, ni la lecture des cartes, ni l’interaction sociale…).

Il ne s’agit donc pas de refuser l’outil, mais de poser un regard critique sur celui-ci. Considérer les mauvaises habitudes qu’il nous autorise à prendre, ainsi que les compétences qu’il nous invite à abandonner. Prendre conscience de l’autonomie qu’il nous fait perdre, de la dépendance vers laquelle il nous oriente (et, comme à chaque fois, de son impact sur la planète). Suite à quoi, on est alors en mesure d’encadrer l’utilisation que nous souhaitons faire de l’outil, en y posant des limites, des seuils à ne pas dépasser. De manière individuelle et/ou politique.

Cette approche est-elle valable pour toutes les innovations techniques et scientifiques ? Peut-être pas, il existerait éventuellement une famille bien particulière d’outils à rejeter de manière radicale, simplement parce qu’ils sont par essence hautement nocifs et destructeurs. Difficile alors de trouver un consensus quant aux outils à ranger dans cette catégorie, chacun faisant une lecture différente des dangers potentiels qu’ils représentent.

Un autre problème apparaît lorsqu’un outil est adopté par la majorité d’une population (de manière spontanée, ou, dans la grande majorité des cas, à grand renfort de pub et de propagande). L’ensemble du système se réorganise alors sur la base de ce nouvel outil, au risque de le rendre obligatoire, et de marginaliser ceux qui le refusent, mais également ceux qui n’ont pas les moyens d’y accéder. Peut-on encore survivre socialement sans smartphone ni whatsapp. Peut-on obtenir un crédit auprès du banquier sans chaussures (et peut-on vivre sans crédit ?). Peut-on recevoir des amis à la maison sans chaises à leur proposer.  Bien souvent, l’outil finit par s’imposer à nous, quand bien même nous n’en avons aucune réelle envie ni aucun vrai besoin.

« Car, passé un certain seuil, l’outil, de serviteur, devient despote. Passé un certain seuil, la société devient une école, un hôpital, une prison. Alors commence le grand enfermement. (…) J’appelle société conviviale une société où l’outil moderne est au service de la personne intégrée à la collectivité, et non au service d’un corps de spécialistes. Conviviale est la société où l’homme contrôle l’outil. » Ivan Illich, La Convivialité – 1973

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21 Responses to Le corps autonome et fonctionnel

  1. Fabien dit :

    Wahou ! Merci merci merci. Tu illumines ma journée, j’ai adoré la mise en perspective de ta démarche depuis l’autonomie. Les sociologues critiques d’Amérique latine appellent ca un processus de décolonisation (decolonialidad), se débarasser peu à peu des empreintes de la civilisation industrielle. Bises desde Chiapas

    • merci Fabien 🙂
      bien évidemment tes suggestions diverses et variées sont venues nourrir la réflexion qui a donné lieu à ce billet. je vais très certainement regarder la decolonialidad de plus près.
      saudades grandes, j’espère qu’on se croisera bientôt, um abraço !

  2. Fabien dit :

    Je viens partager ici deux écrits sur l’écopsychologie que j’ai découvert récemment:
    Le point de vue de reporterre: https://reporterre.org/L-ecopsychologie-veut-renouer-le-lien-entre-les-humains-et-la-nature
    Puis, une critique de l’écopsychologie pour son manque de radicalité, où comment on ne changera pas le système qui détruit tout en se changeant juste soit-même (ou en compostant ou en recyclant): http://partage-le.com/2017/02/la-destruction-de-lexperience-comment-lecopsychologie-a-echoue-par-will-falk/

    A bientôt mon ami!

    • Oui, j’ai déjà beaucoup réfléchi à la question de l’effort individuel et de ses effets. J’ai déjà bien assimilé que fermer le robinet ou courir pieds nus habillé en slip ne change en rien la structure des sociétés contemporaines ou le destin de la planète. Je le fais pour moi, j’ai trouvé un truc drôle, passionnant, et j’en tire des bénéfices, ça m’occupe. Les vrais enjeux sont à des niveaux autres, les racines du dysfonctionnement beaucoup plus profondes, le courant bien plus puissant.

      Et oui j’ai déjà essayé de réfléchir à l’action de Deep Green Resistance, tu m’as déjà proposé de le faire. Et je ne sais pas. Ca pose une vraie question et j’ai peur de m’en approcher. Du vrai activisme sur le terrain. Une approche cette fois-ci frontale du problème. Pour une cause supérieure. Je crois que j’ai besoin de plus de temps pour y réfléchir. Je comprends Paul Watson et les autres, mais je dois encore comprendre si leur action est réellement utile et pertinente. Si elle pèse pour de vrai dans le chemin que prend le monde. Ces gens là réussissent-ils à aller à la racine du problème ? Ou bien ne font-ils que ralentir, de manière insignifiante, la marche implacable du système ?

      Et puis il y a que, est-ce que tout simplement j’ai envie de ça pour moi ? Dans 60 ans je ne suis plus de ce monde, alors désolé, mais qu’est-ce que j’en ai à foutre du réchauffement climatique et de la disparition des coraux. Des fois l’idée c’est de rester planqué au Portugal, loin des bruits du monde, et laisser la vie couler tranquillement.

      Et puis des fois c’est le contraire, quand je me sens trop seul dans mon trou à vivre comme un misanthrope , l’envie c’est d’aller faire la fête, cramer tout le pétrole qu’il m’est possible de cramer et profiter des joies faciles et immédiates de cette époque moderne pendant qu’il est encore temps.

      J’exagère bien sur dans tout ce que je dis, mais par contre les questionnements sont bel et bien là.

      Mais tu poses la question à un moment intéressant, puisque en ce moment ils veulent installer une plateforme off-shore juste en face de la plage où j’habite. Les gens s’organisent, discutent. Ca va être un moment intéressant, dans lequel il peut effectivement y avoir un rôle à jouer, un moyen de peser. Un peu. Au niveau local. Sans changer la face du monde.

      • Fabien dit :

        C’est ca le problème, c’est qu’en aucun endroit nous ne serons à l’abri de ce système destructeur. La plateforme pétrolière en face de Milfontes, le retour des mines en France, les mégaprojets renouvelables du capitalisme vert comme ces éoliennes de 150 m formées de milliers de tonnes d’acier et 1000 kg d’eodymes chacunes et durée de vie de 30 ans. Sans parler des gigantesques hydroliennes qui doivent résister au sel, du photovoltaïque dont la fabrication nécessite l’émission de grandes quantités d’organo-chlorés qui ont des pouvoirs d’effets de serre 10000 a 20000 fois celui du CO2.

        Nous pensons que nous avons encore trop à perdre – moi inclu – pour une révolution. Pas sur que dans 10 ans ca n’est pas changé.

        En réponse à Le Terrien. Regarde le dernier rapport du WWF sur les mammifères. A l’échelle mondiale, nos grands parents étaient 3 fois moins nombreux que nous et utilisaient par tête 2 fois moins d’énergie (en Europe 10 fois moins, au Burkina Faso peut-être il n’y a pas de grande différentce). Comme l’énergie est une unité de transformation de l’environnement, on peut aproximer que notre empreinte écologique est aujourd’hui 6 fois celle de nos grands-parents (3*2), et ce en 50 ans.
        Pas de souci pour l’optimisme si on est d’accord sur le diagnostic.

        Tschuss

      • ah Fabien,
        il y aurait tant et tant de chose à dire, quand est-ce qu’on se retrouve autour d’une bonne mousse comme à Monterrey ?

        Où trouves-tu toutes ces infos sur les « renouvelables » ?

        en tout cas, pas de révolution sans prise de conscience,
        et tes invitations répétées et enthousiastes à nous intéresser à ceci ou à cela participent pleinement à ce cheminement, elles sont nécessaires,
        donc continue le boulot, ne lâche rien !

  3. Le Terrien dit :

    Merci pour ton article pertinent et agréable à lire. En se forçant à regarder le côté positif des choses, on peut dire que l’on fume moins que nos grands-parents et que l’on fait plus de sport. On met moins de pesticides qu’avant dans nos rivières, on ne verse plus d’huile de vidange dans la nature, les loups reviennent. Je ne fais pas la liste de ce qui est moins bien qu’avant car j’ai décidé de jouer les optimistes aujourd’hui 😉
    Question subsidiaire : dors-tu avec un oreiller ?

    • un optimiste est souvent un pessimiste mal informé 🙂

      concernant l’oreiller, j’ai examiné ça avec mon prof de yoga. étant donné que l’alignement de ma colonne ne me permet pas encore, étant couché sur le dos, de poser le crâne sur le matelas sans créer de tension dans la gorge, je mets sous ma tête une petite couverture pliée en 4. C’est plus dur, et plus fin, qu’un oreiller. A terme, quand le yoga m’aura redressé correctement, la béquille ne sera plus nécessaire. Le matelas non plus.

      Merci pour le commentaire

  4. Peter dit :

    Merci beaucoup pour cet article.

  5. Ping : The Autonomous Body | Ken Bob's Original BarefootRunning.com

  6. fredz dit :

    Bonjour et merci pour cet article synthétique. J’espère que nous serons capables de revenir près du sol avant qu’il ne soit trop tard.

    Je me demandais s’il était possible et recommandable d’adopter la position accroupie pour travailler plusieurs heures d’affilée sur ordinateur. J’ai l’impression que non.

    • pourquoi non ? une fois qu’elle est maitrisée, c’est une posture de repos pour le corps. au Japon on mange comme ça, aux Philippines on travaille comme ça, etc…
      http://www.lemanger.fr/index.php/manger-accroupi-manger-assis/

      pour le tailleur ou le seiza, il n’y a aucun doute, j’ai déjà vu des orchestres de 20 personnes jouer pendant des heures sans jamais se lever.

      merci pour le commentaire !

      • fredz dit :

        Je ne sais pas, je ne voie pas le truc. Les seules photos que j’ai trouvé sont ici : http://bitehype.com/screw-your-standing-desk-how-about-squatting/ , j’ai l’impression que l’on peut difficilement tenir longtemps de cette façon, statique sur un ordi, mais perso je manque encore énormément de souplesse pour m’accroupir correctement.

        Tu as écris ce texte dans quelle position ? 🙂

      • tous les matins, je bois mon café et lis l’actualité sur mon ordi, en accroupi, pendant environ 20/30 minutes. mais mon accroupi à moi n’est pas encore complet, donc au delà je commence à avoir des fourmis dans les pieds. je vais demander autour de moi combien de temps les gens avec des squats profonds arrivent à tenir.

  7. fredz dit :

    Ok merci beaucoup, je suis vraiment curieux.

    • la réponse d’une personne qui maitrise l’accroupi :

      Je reste dans cette position vraiment longtemps sans m’en apercevoir, car ce n’est jamais désagréable pour moi. Il n’y a là aucun effort, aucune tension, c’est ma position préférée pour bosser, cuisiner, me reposer, me soulager quand j’ai mal au dos… Je n’ai jamais eu à y réfléchir, en fait. Je ne suis pas sûre qu’il y ait une limite de temps. Bon, il faut bien dormir, et je ne dors pas accroupie, donc la limite, c’est au moins ça.

      Bref, pour tenter de répondre à ta question, je reste des heures comme ça tous les jours, je n’ai jamais chronométré mon maximum mais j’imagine que ça doit être énorme. C’est ma position de référence.

      Je connais d’autres gens dans ce cas (et pas que des Asiatiques), donc cela n’a rien d’exceptionnel, même si ça étonne parfois les gens qui n’en ont pas l’habitude…

      • fredz dit :

        Merci pour la réponse ! Je n’ai maintenant plus d’excuses pour entamer une (lente) transition.
        Fred.

  8. Merima dit :

    Très beau article, ça donne matière à penser!

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